L'accélérateur M, nouveau booster de startups au cœur de Marseille | CISAM
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L’accélérateur M, nouveau booster de startups au cœur de Marseille

L’accélérateur M, nouveau booster de startups au cœur de Marseille

La cité de l’innovation et des savoirs sera inaugurée officiellement à la Joliette en mars. Elle concentre quatre structures de lancement de startups et compte attirer des talents du monde entier.

 

On lit “La Compagnie Générale Transatlantique” sur ce bâtiment de 1928 qui fait face au J1, et accueillait la SNCM jusqu’en 2013. Une horloge aux allures de minaret se dresse à un de ses angles, et le style “art déco” est encore prégnant sur de nombreuses ferronneries préservées à l’intérieur. Le bâtiment de 23 000 m2 accueille la nouvelle Cité de l’innovation et des savoirs, qui sera inaugurée officiellement au printemps. Mais elle tourne déjà à plein régime avec l’incubateur Zebox de la CMA CGM, le startup studio Obratori dédié aux cosmétiques, et un espace où Aix-Marseille Université (AMU) offre à ses talents innovants un pont vers le monde de l’entreprise.

Cette Cité de l’innovation et des savoirs a vocation à rassembler l’ensemble des acteurs de l’innovation à Marseille. Elle est portée par l’AMU et la Métropole Aix-Marseille-Provence, dont la présidente, Martine Vassal, est venue inaugurer la dernière structure que porte la collectivité : l’Accélérateur M. Pour l’élue, la Cité de l’innovation et des savoirs doit attirer et concentrer des startups du monde entier :

« c’est primordial pour l’attractivité des grandes villes de créer des regroupements de startupeurs ».

 

À ses côtés, de nombreux acteurs économiques du territoire visitent les lieux dans une ambiance inaugurale. Pascal Lorne, le serial entrepreneur de startups et nouveau président de Aix-Marseille French Tech mesure le chemin accompli par le territoire ces dernières années pour devenir attractif envers l’écosystème mondial de l’innovation : « Les jeunes aujourd’hui ne peuvent pas se rendre compte. À une époque pas si lointaine, on se battait pour avoir l’ADSL. Ce bâtiment, c’est le symbole que les élus comprennent enfin la nouvelle génération des startupeurs, et les attirent ici. Avec des structures comme celle-ci en plein centre-ville, les Parisiens, les Berlinois, les Londoniens vont se dire : “Waouh ! Je veux venir bosser ici !” ».

    

L’accélérateur M, la Métropole veut aussi lancer des startups

Si les incubateurs, accélérateurs, pépinières et autres couveuses fleurissent ces dernières années pour lancer les entreprises de demain, il est plus rare que ses structures soient portées par des collectivités. « Nous n’avons pas de fonds d’investissement dédié aux startups à la Métropole », précise Martine Vassal. Les 150 000 euros de frais de fonctionnement annuels de l’Accélérateur M et les 80 000 euros de location du lieu seront donc tirés du dispositif d’amorçage de projets d’entreprise de la collectivité.

« L’accélérateur M sera entièrement gratuit », précise son directeur Franck Araujo, « il n’y aura pas de prise de capital dans les projets que nous porterons. En tout cas pour l’instant ».

 

Il sera dédié aux projets d’entrepreneuriat innovant dans trois grandes thématiques : la mer et l’économie bleue, les industries culturelles et créatives, et l’urbanisme et la qualité de vie. La première promotion de 12 à 15 startups est en cours de sélection et bénéficiera à partir du printemps prochain d’un accompagnement de quatre mois. Business développement, accès aux financements, conseil en ressources humaines, les coachs, mentors et experts les aideront à concrétiser des projets déjà mûris. La Métropole entend particulièrement attirer des talents internationaux en prévoyant un tiers de projets étrangers dont la moitié seront africains.

 

 

Par Loïs Elziere – Publié le 24 janvier 2019

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